LES ORACLES

 

Histoire des oracles

La Grèce antique constitue sans discussion possible le lieu d’origine du mythe des oracles.
Ils font partie intégrante et fondamentale de la religion et de la culture grecque de l’époque, l’oracle est  la
réponse donnée par un dieu à une question qui lui a été posée, généralement concernant l’avenir.
Au fil du temps, l’oracle est ensuite devenu l’intermédiaire humain entre le dieu invoqué et la personne
qui a fait appel à lui.
Ces intermédiaires sont consultés dans des lieux précis et selon des rites très codifiés et complexes

L'oracle de Delphes

Le plus connu des oracles reste sans aucun doute l’oracle de Delphes c'est un lieu de communication
avec
Apollon, considéré comme l’archétype du dieu-devin.

Pour interroger le dieu Apollon, une prophétesse appelée Pythie jouait le rôle d’intermédiaire entre l’homme
et le dieu. Celle-ci connaîtra alors un très grand succès jusqu’aux environs du IIème siècle avant Jésus Christ.
Par la suite, à la fois les invasions romaines puis l’ère chrétienne viendront à bout du site et du mythe lui-même

A l’heure actuelle, le terme d’oracle en ce qui concerne la voyance recouvre tout autant le message divinatoire
recueilli par le medium que le support utilisé pour la prédiction.
La plupart du temps, il s’agit de tarots et autres jeux de cartes utilisés en cartomancie.
En la matière, il en existe un certain nombre, dont le plus connus sont sans doute l’oracle de Belline,
l’oracle de Gé, l’oracle Lumière ou encore l’oracle de la
Triade.

L’oracle de Belline est un jeu de 52 cartes dessinées par Edmond Billaudot en 1865, célèbre voyant du
XIXème siècle. Ces cartes sont réparties en sept  groupes et comportent chacune le symbole d’une des

sept planètes du système solaire.

Les oracles ont tenu une place considérable dans la vie religieuse, politique et quotidienne des Grecs de
l'Antiquité. On consultait les dieux, le plus souvent par l'intermédiaire de prophètes ou de prophétesses
inspirés, non pour connaître l'avenir en général, mais pour obtenir des conseils précis sur une décision
à prendre, la réponse des puissances supérieures, transmise par les prophètes en état inspiré ou parfois
dans des songes prophétiques, était le plus souvent inintelligible, et c'est aux prêtres qu'il appartenait
de l'élucider. On donnait le nom d'oracle à la fois à la réponse du dieu, au prophète qui la transmettait et
au sanctuaire où l'oracle était rendu.

Déjà les peuples de l'Orient ancien avaient eu des oracles. En Egypte, l'oracle d'Amon à Karnak (Thèbes),
était d'origine très ancienne.

Sous la XXIe dynastie  (vers 1085/950 av J.C.), lorsque les grands prêtres de Thèbes usurpèrent le pouvoir,
il devint un véritable "moyen de gouverner", les grands prêtres imposant leurs décisions en les faisant passer
pour la volonté divine.

Durant la guerre du Péloponnèse, les cités grecques commencèrent à consulter l'oracle d'Amon, qui, plus tard,
reçut la visite d'Alexandre le Grand et lui apporta sa consécration.

A l'époque hellénistique, l'oracle connut une nouvelle carrière, Amon était identifié à Zeus. Le dieu donnait
sa réponse, affirmative ou négative selon que les prêtres ou le bateau qui portaient sa statue avançaient
ou reculaient.

En Grèce, le plus célèbre des oracles de Zeus était l'oracle de Dodone, en Épire.
Son influence politique fut très grande, bien que sans comparaison avec celle de l'oracle de Delphes.
Connu d'Homère, il passait pour le plus ancien de la Grèce.
Il était desservi par des prêtres dits Selles, qui interprétaient la voix du dieu d'après le bruissement des feuilles
des chênes agités par le vent, ou d'après le son de chaînettes de bronze.

Apollon, surtout, était le dieu des Oracles.
C'est lui qui inspirait la pythie de Delphes,  la plus célèbre et la plus visitée des prophétesses grecques.
Parmi les autres  oracles apolliniens, il faut citer Claros près de Colophon, où le prêtre prophétisait  de nuit,
à la lueur des torches, après avoir bu de l'eau d'une source sacrée
Didymes, près de Milet, où les Branchides, des servants du sanctuaire, interprétaient les paroles d'une
prophétesse qui siégeait près d'une source, au fond d'une chambre souterraine.